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Le Bois du Thouraud près de Maisonnisses

Un monument funéraire marque le lieu du massacre d'un camp de jeunes maquisards. Le site est aménagé pour maintenir le souvenir de ce drame mais aussi pour permettre une balade forestière sur un sentier serpentant entre d'impressionnantes pierres...

 

LE MAQUIS DU BOIS DU THOURAUD

 

  

 

Découvrez en téléchargement la nouvelle plaquette du Bois du Thouraud !

Couverture - Texte - Carte

 

La brochure est aussi disponible en anglais à l'Office de Tourisme

 

 

 

        Ici, le 7 septembre 1943, les allemands ont massacré des jeunes gens qui avaient pris le maquis pour ne pas les servir".

 

Sur la commune de Maisonnisses, un monument situé à l'intérieur du bois du Thouraud rend hommage aux jeunes maquisards qui furent tués et déportés en septembre 1943.

 

Le maquis du Bois du Thouraud se forma au début de l'été 1943. Il était sous l'autorité du colonel André LEDUC qui avait désigné des responsables locaux pour organiser son ravitaillement et lui porter assistance. Un encadrement militaire était prévu ainsi qu'un parachutage d'armes.

Ils étaient une quinzaine de jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire, à vivre dans une sape creusée dans le sol.

 

Ils n'avaient quasiment pas d'armes, et s'occupaient à la garde et aux corvées de subsistance. Quelques personnes du secteur les ravitaillaient en nourriture. Faute de moyens, toute action militaire était impossible. A la suite de la destruction d'une batteuse, une plainte est déposée contre eux auprès des services allemands, qui mènent alors une enquête. Ils envoient deux jeunes miliciens qui se font passer pour des réfractaires au STO et qui rentrent en contact avec les maquisards le 24 août 1943 par l'intermédiaire de deux paysans servant au ravitaillement. Ces deux jeunes annoncent qu'ils vont revenir avec des armes, mais le 7 septembre au matin, c'est accompagnés d'une centaine d'Allemands qu'ils se présentent au maquis.

 

Les assaillants encerclent le camp encore endormi et placent une arme automatique face à l'entrée de la sape. Se voyant pris au piège, certains tentent de s'échapper, mais ils sont immédiatement fauchés par le feu des mitraillettes. Sept d'entre eux vont tomber : Gabriel BRUNET, Georges CAVARNIER, John Allan COLOMB, Roger JANVIER, Jean-Pierre MAITRE ALLAIN, Jacques NOUHAUD et Bernard VERBEKE.

Trois jeunes étaient en permission ce jour-là et échappèrent au massacre : François PETIT, Jean SAINT-MARCOU et Georges VERGNAUD.

 

Les six derniers à se rendre ainsi que les deux paysans "abusés" furent déportés au camp de concentration d'Auschwitz. Seuls trois en revinrent : Marcel GUISARD, Marcel DUBREUIL et Roger RICHE.

 

Le monument érigé à la mémoire des maquisards fut inauguré le 7 septembre 1947. C'est l'architecte Alexandre GUILLON qui le réalisa.

   

 

 

 

 

 

 

Une stèle au village de La Feyte (commune de Sardent) honore également les sept jeunes massacrés dans le bois.